grève au Centre Hospitalier Privé (CHP)

Grève au CHP St Grégoire, discussion avec une salariée du CHP

Question : Peux-tu nous rappeler le démarrage et le déroulement de la grève ?

La grève est vraiment partie sur le ras le bol des conditions de travail. A la base devant l’intransigeance  de la Direction, les salariées ont poussé pour la grève, le vote a été ultra massif : 330 pour, 30 contre.

Pendant la grève il y avait un point info tous les matins sur le déroulement de la journée avec les déléguées du personnel, tout le monde était très mobilisé.

Il y a eu une AG du personnel à la clinique de Cesson (également du groupe Vivalto) à la fin de la première semaine de grève. Les échos qu’on a eu, c’est que le personnel était pour la grève, mais que les syndicats ne suivaient pas. On n’a pas vraiment beaucoup discuté de la question de  s’adresser aux autres cliniques du groupe (28 établissements), de chercher l’extension de la grève.

Pendant toute la grève la Direction a fait du chantage : soit on arrêtait la grève pour la prime de 180 euros brut, soit on continuait la grève et  il n’y avait plus de prime. Les dernières propositions, c’était soit on arrêtait la grève, soit on perdait tout. La position de la Direction c’était pas de négociations  (NAO) pendant la grève. La Préfecture a suivi les demandes de réquisitions de la Direction.

Question :Quelles ont été les propositions de la Direction avant la reprise ?

Leurs propositions soumises au vote :+ 0,7 %en avril,+0,3% en juillet, +0,5% en décembre 2019,+ 0,5% en décembre 2020,+ 0,5% en décembre 2021. Il n’y a plus de prime. La Direction s’engage à n’ouvrir des lits supplémentaires que s’il y a le personnel en nombre suffisant. Il doit y avoir un audit sur le management. Et par la suite on a appris qu’il y aurait 100 euros (brut ?) sur la prime d’intéressement 2020. Par rapport aux jours de grève on pourra en récupérer la moitié en travaillant des fériés et des heures supplémentaires.

La CFDT(majoritaire) et SUD ont signé, pas la CGT.

Question :Comment s’est passé la reprise, quelles réactions des collègues ?

Le vote sur les propositions de la Direction a été fait rapidement. On a été pris au dépourvu, on n’a pas pu en discuter. Beaucoup absentes à ce moment-là n’ont pas pu voter, des collègues réquisitionnées non plus. Il y a eu des bulletins de vote distribués, certains ont pu voter par mail. Il y a eu 67% de votants pour la reprise. Il y a eu moins de 300 votants.

Certaines ont fait part de leur frustration par rapport aux conditions du vote et aux résultats. C’est vrai qu’il a fallu se décider vite sans véritable discussion. Les vacances scolaires approchaient. On a appris que dans les secrétariats, ils annonçaient aux patients la fin de la grève avant le vote.

Beaucoup sont fiers de ce qu’on a fait, de la mobilisation de  la solidarité, d’avoir dit en  AG ce qu’on avait sur le cœur.  Il y a eu des prises de paroles d’usagers en soutien au mouvement. On a récolté  du soutien financier. Il y en pas mal qui se posent la question de la syndicalisation.

DEBRAYAGE CHEZ FRANCIAFLEX (Le Rheu)

Mercredi 27 mars 70 ouvriers (sur 82 pour un total de 104 CDI cadres inclus) et deux administratifs ont débrayé à l’appel du syndicat CGT.
Il s’agissait de réclamer la prime dite Macron de 200 euros par salarié(e) dont le syndicat avait fait la demande dès le mois de décembre. La demande apparaissait d’autant plus légitime que cette prime avait été obtenue dans d’autres usines du groupe SFPI, qui compte un millier de salariés, à la suite de débrayages.

La demande du syndicat CGT s’est heurtée à un chantage de la direction qui a conditionné l’octroi de la prime au renoncement des élus du Comité d’établissement aux expertises prévues par la loi. La direction voulait en fait financer la prime par les honoraires des expertises qu’elle aurait tout juste abondé !!!!!

Pour être complet il faut préciser que la prime aurait été à valoir sur les augmentations en discussion dans le cadre de la négociation salariale annuelle qui vient de commencer….
La direction a donc cherché à opposer les salariés aux élus et en particulier au syndicat CGT malheureusement avec l’aide du syndicat CFDT qui a relayé le chantage patronal.

La participation massive, y compris un délégué CFDT, est la meilleure réponse à ce chantage. Elle illustre le mécontentement des ouvriers contre une politique de bas salaires, d’évolution de carrière quasi inexistante mais aussi contre la modulation du temps de travail.
Le syndicat CGT a profité du débrayage pour faire circuler un questionnaire revendicatif. Le dépouillement des réponses servira au cahier de revendications qui sera déposé à l’occasion des négociations salariales qui commencent le 11 avril. A suivre.

Article rédigé suite à une discussion avec Pierrick CHEVALIER et Mickaël CHILOU, délégués CGT Franciaflex Le Rheu

PSA Rennes (La Janais), intérimaires en colère !…

  •   Pour l’égalité de traitement : salaires, primes, conditions de travail
  • Pour l’embauche en CDI de tous les intérimaires que le souhaitent.

Le mercredi 17 mars, les 2 syndicats,  CGT Intérim et CGT PSA, proposaient aux salariés une pétition « Pour l’action, pour mettre KO la précarité et les inégalités sociale et salariales ». Le tract a été bien accueilli et la pétition a été  largement signée. Nous avons interviewé les militants CGT déployés sur toutes les entrées de l’usine.

Question TT : PSA recourt massivement aux intérimaires. Pourquoi ?

Fabrice :’L’usine de La Janais est championne de l’utilisation d’intérimaires à la place de salariés en CDI PSA, et bien au-dessus de la moyenne d’intérim à  PSA (25%).  Aux 1 000 salariés PSA La Janais sur des postes de production s’ajoutent 1 200 intérimaires (issus de 4 entreprises de sous-traitance), soit plus de 50 % d’intérim à Rennes. Il s’agit pour la Direction de ne pas remplacer les départs en retraite, et de baisser la masse salariale. Notre pétition réclame l’embauche des salariés intérimaires qui le souhaitent, ainsi que l’égalité de traitement et le versement de toutes les primes, y compris l’intéressement PSA,  aux  intérimaires.

Jeannick : Comme ailleurs dans le pays, à La Janais, les intérimaires travaillent sur les postes les plus pénibles, ils y sont employés durant 18 mois, certains arrêtent avant, épuisés !…  L’intérim veut dire pénibilité maximum, et maximum de travail le WE. Notre pétition insiste sur l’égalité de traitements de salariés. Les patrons des agences d’intérim et ceux de PSA sont unis, ils nous divisent, mais eux, ils se gavent, en se partagent les richesses créées par notre travail, que nous soyons intérimaires ou PSA.

Catherine : En 2004 vous étions 12 000. Je suis retraitée. Ils sont désormais 2 200. Sur la période la production de voiture à La Janais a baissé de 300 000 à 140 000 par an. Pour compenser cette baisse d’emplois, ils ont mis place le travail 6 jours sur 7, 24h/24h, tous  les samedis sont travaillés.  Les intérimaires changent souvent. Ils sont formés sur le tas, sans frais pour PSA , par des  subventions d’Etat. Des prestataires mal payés, formés au rabais et par nos  impôts,  c’est tout bénéfice pour les actionnaires de PSA.

Question TT :  le 1 Mars des intérimaires ont débrayés sur une ligne de production. Peux-tu expliquer pourquoi ?

Philippe   Ca c’est passé le  1er Mars, sur la chaîne d’habillage des portes, à la pause de 9h30 . Depuis le début de matinée le chef de groupe mettait la pression salariés, leur parlant  « comme à des chiens ». les gars n’en pouvaient  plus, comme délégué syndical  je  leur ai expliqué qu’il fallait arrêter,  et sortir  sur le champ. Ce qui fut fait. La chaine a été arrêté 30 minutes. La direction est descendue.  Le chef a du s’excuser pour ses propos et promettre de se calmer. Nous sommes sortis la tête haute, aucune sanction, aucune retenue sur nos salaires. En fait, ils  savent que ce sont nous, salariés PSA et intérimaires, qui produisons les richesses. Les entrepris du CAC 40 ont versé le chiffre record de 57,4 milliard d’euro de dividende en 2018 . Ces sommes sont  le fruit de notre travail,  de notre exploitation, des samedi travaillés, des intérimaires mal payés…. Ils se « gavent » sur notre dos, mais ils craignent nos révoltes : Le 1 mars 2019, ils ont dû faire « profil bas ».

 

 

 

Reconduction de la grève au Centre Hospitalier Privé de St Grégoire (près de Rennes) ce mardi 26 mars.

Lors de leur 2ème journée de grève ce mardi 26 mars, plusieurs centaines de salariées du Centre Hospitalier Privé de St Grégoire près de Rennes ont manifesté sur la voie publique proche de la clinique. Les réactions de soutien des passants et automobilistes de cette zone commerciale sont nombreuses.

Cette grève est massive, majoritaire, déterminée. Les salariées qui font grève avec leurs organisations syndicales Cgt, Sud, Cfdt, sont dans une situation d’épuisement liée aux conditions de travail très dégradées. La direction gère les effectifs et le pôle de remplacement en flux tendu d’où un manque d’effectifs dans les services malgré une activité croissante. Les salariées qui travaillent en journées/nuits de 12heures peuvent être renvoyées chez elle le jour même s’il y a la moindre baisse d’activité.

De plus la dernière augmentation de salaire (+0,5% en deux fois) date de 2 ans. Cette grosse clinique (750 salariées) appartient au groupe de santé privé Vivalto (28 établissements dont 4 rachetées en 2018).
Pour l’instant la Direction refuse de rediscuter salaires, et parle de recrutements…. en demandant du temps, mais a fait réquisitionner 43 salariées par la Préfecture pour ce mardi.

Les revendications du personnel : 100 euros d’augmentation pour tous tout de suite, des recrutements immédiats pour une nette amélioration des conditions de travail.

Dernière minute :

pas de négociation possible avec la direction ce jour, fermée au dialogue.

Elle propose uniquement un calendrier de nego salariale à partir de fin avril- réévaluation

des conditions travail.

Donc grève reconduite par tous cet après-midi.

 

 

14 mars : Grève aux Finances Publiques

Dans le cadre d’une journée de grève nationale appelée par l’intersyndicale, les salarié(e)s de tous les centres des Finances publiques d’Ille et Vilaine se sont réunis boulevard Magenta.

La grève est très suivie, à Rennes l’accueil est fermé, c’est aussi le cas à St Malo, des délégations de tous les centres St Malo, Fougères, Redon, Monfort, Vitré) sont présentes au rassemblement. En Ille et Vilaine, CGT, FO, SUD et CFDT ont appelé à la grève. Un responsable CGT précise au niveau nationale la CFTC a rejoint l’intersyndicale, ce qui est inédit. Tout comme le fait que des chefs de services se sont déclarés grévistes.

L’inquiétude est grande devant le projet de «géographie revisitée» du ministre Darmanin. C’est l’organisation même de l’administration fiscale qui est en cause.

« Macron va profiter du grand débat pour annoncer la restructuration, on risque de passer d’une situation où tous les centres des impôts ont toutes les compétences, à des pôles départementaux par compétence »

« au milieu il y aura les maisons de service public censées répondre à l’isolement de certaines zones dans les campagnes et qui en fait seront de simples connexions à internet avec une personne pour aider l’usager à se débrouiller »

« le service du cadastre risque même d’être transféré à l’IGN, pour une commune le plan cadastral deviendrait payant, c’est une rupture d’égalité entre les communes, l’IGN pourrait même sous-traiter aux offices notariaux et cabinets de géomètres, c’est en fait une privatisation de ce service qui est en cause »

« officiellement pour la direction il n’y a pas de problème avec le prélèvement à la source, la réalité est différente. On a déjà 20 milliards de TVA qui ne sont pas reversés par les entreprises. Maintenant le contrôle fiscal des entreprises doit se transformer en conseil, il a été institué un droit à l’erreur…. »

La question aussi de la suite à donner est posée :

un militant CGT : « c’est compliqué, nationalement l’intersyndicale a décidé 3 temps forts aujourd’hui, le 19 mars et une manifestation nationale le 28 mars »

le responsable de SUD « le 28 mars c’est un anniversaire en 1989 10 000 agents des impôts s’étaient rassemblés à Bercy mais aujourd’hui on est sur la défensive »

L’existence même de l’administration fiscale est en jeu, un responsable FO : « avec le prélèvement à la source il y a le risque de la fusion de impôt sur le revenu et la CSG qui est collectée par l’URSSAF, il y aurait deux organisme pour collecter un même impôt !!!!! par ailleurs avec la fusion l’impôt sur le revenu perdrait sa progressivité pour devenir proportionnel c’est aux détriments des moins fortunés »

Après les prises de parole des organisations syndicales les agents se rendent en cortège pour appuyer la déléguation qui est reçu 100m plus loin par le directeur régional.

grève des urgences à l’hôpital de Saint-Malo

Mercredi 6 février,

Plus de 300 personnes : personnels de l’hôpital – salariés – usagers se sont rassemblés devant l’hôpital de Saint-Malo à l’appel de l’intersyndicale SUD-CGT-FO, pour sauver les urgences et l’hôpital public de Saint-Malo.

Le personnel des urgences est en grève depuis plus de 3 semaines.

Une infirmière gréviste a répondu aux questions du correspondant de la TT.

» Nous revendiquons des moyens humains, 15 postes de soignants,infirmiers,brancardiers, médecins. Nous revendiquons des moyens matériels. Nos locaux ne sont plus adaptés. Les urgences de l’hôpital étaient prévues pour accueillir 20 000 patients par an. Nous en recevons plus de 40 000. La sécurité de nos patients n’est plus assurée

» Pour nous, le souhait de l’intersyndicale est nécessaire. «

» La fusion prévue par l’ARS des hôpitaux de Dinan et Saint-Malo, nous fait peur. Elle ne nous permettra pas d’obtenir des moyens supplémentaires, au contraire. «

Des salariés et des syndicalistes de Dinan étaient présents au rassemblement.

La manifestation s’est achevée dans le cour du château (la mairie) de Saint-Malo.

Le maire de Saint-Malo, président du comité de surveillance de l’hôpital, invité par l’intersyndicale, ne s’est pas déplacé.

Un appel unitaire, d’habitants de la commune, adressé au maire de Saint-Malo comme président du conseil de surveillance de l’hôpital de Saint-Malo, avec copie à l’ARS, disant : Les signataires soussignés exigent le maintien des trois hôpitaux en hôpitaux de plein exercice et s’opposent à la fusion des hôpitaux de Saint-Malo, Dinan, Cancale, a été diffusé et signé parmi les manifestants.

 

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Grève des salariés de catarmor à Saint-Malo

Le 10 janvier 2019, les salariés de catarmor à Saint-Malo, étaient appelés à faire grève pour soutenir la délégation reçue par la direction.

Dans le froid, un cinquantaine de salariés étaient présents pour soutenir la délégation, avec la présence de représentants Syndicat FO35 de l’action sociale, de l’UL FO malouine, et des mandatés CFDT.

Un salarié nous a expliqué :» Ce sont 9 jours supplémentaires (3 jours par trimestre soit 9), basés sur la pénibilité de notre travail qui sont supprimés pour tous.

Ces jours de congés étaient la seule compensation au regard des petits salaires que nous avons.

Avec la suppression des jours RTT et ces 9 jours, une bonne partie des salariés perdront au moins une vingtaine de jours de congés.

Notre amplitude horaire va être diminuée, la direction gratte 10 mn le matin, 10 mn le soir.

Notre travail est basé sur l’accompagnement des travailleurs en situation de handicap, cela nous fait arriver après eux le matin et partir avant le soir.

Tout cela entraîne une détérioration de nos conditions de travail.

Le peu de compensation que nous avions disparaît.

Nous sommes à peu près à 60% en grève.»

On comprend pourquoi le tract d’appel à la grève se termine par : «Ce mouvement pourra être reconductible en fonction des circonstances».

 

Douvrin La bataille de la CGT PSA Douvrin sur la rémunération des heures du week-end fait tache d’huile

“Nous publions volontiers l’information qui est transmise par le syndicat CGT de PSA. En effet elle met en lumière les dégats de la loi Aubry ders 35h qui avait mis fin au cumul des majorations pour heures supplémentaires (heures supplémentaires, de nuit, de week end…) avec les pertes de salaires parfois importantes qui en ont résulté. L’action menée par les syndicats CGT de PSA mérite donc toute notre attention. ”

Forte de quelques succès en justice face au groupe PSA, la CGT de l’usine de Douvrin a créé un précédent au sujet de la rémunération du travail le week-end. Une action nationale a été engagée sur son « modèle » local.

Benoît Fauconnier | 13/01/2019

Depuis quelques années, la CGT de PSA Douvrin est engagée dans un bras de fer judiciaire avec le groupe automobile, avec lequel elle est en désaccord au sujet de certains aspects de la rémunération des salariés à l’usine de Douvrin, qui fabrique des moteurs. Parmi les griefs : la rémunération des équipes de suppléance le week-end. Pour la CGT, la majoration de 50 % doit s’appliquer sur un certain nombre d’heures sur le taux horaire de nuit (donc majoré de 22 %) et pas celui normal, de jour. Le 17 mai 2018, après des recours, la cour de cassation a donné raisons aux salariés qui avaient attaqué en justice, devant le conseil de prud’hommes de Béthune.

Pour PSA, pas de généralisation à tous les salariés

Passé cet épisode judiciaire et forte de plusieurs décisions de la cour de cassation, la CGT PSA Douvrin aurait bien aimé que l’entreprise paye tous les salariés de week-end selon les modalités reconnues par la cour de cassation.

« Même quand la plus haute juridiction de France dit comment payer, ils s’en foutent », note Fabrice Jamart, le secrétaire de la CGT PSA Douvrin. Or, la décision de justice ne s’applique pas à tous les salariés de l’entreprise, mais seulement à ceux ayant testé en justice.

S’appuyant sur les succès de la CGT de PSA Douvrin, onze autres syndicats CGT de PSA et la Fédération nationale de la métallurgie ont demandé à la direction de PSA par courrier le 4 novembre de se conformer à ce mode de calcul pour rémunérer les équipes de week- end de nuit. Refus. C’est pourquoi les syndicats CGT de PSA Caen, Charleville, Douvrin, Hordain, Metz Borny, Mulhouse, Poissy, Rennes, Sept-Fons, Sochaux, Tremery, Valenciennes, et la Fédération nationale des travailleurs de la métallurgie CGT ont assigné le groupe devant le tribunal de grande instance de Versailles le 8 janvier.

Pour Fabrice Jamart, localement, rebelote : il ira le 18 mars plaider devant le conseil de prud’hommes de Béthune trente-huit nouveaux dossiers de salariés qui réclament une régularisation de la rémunération du week-end. Cinq de ces salariés avaient déjà attaqué il y a trois ans. Et comme la loi prévoit une rétroactivité de trois ans, ils remettent le couvert pour les années qui viennent de s’écouler.

Dans le rétro

Le 28 novembre 2016, le conseil de prud’hommes de Béthune donne raison à 45 salariés de la Française de mécanique : 30 qui réclament le paiement d’heures de travail de nuit (prime d’incommodité de nuit) majorées de 22 % au lieu de 21 % par rapport au taux horaire de jour, et 15 autres qui réclament des régularisations sur des heures de travail le week-end « mal payées ». La base de calcul est dans ce dernier cas jugée erronée par le conseil de prud’hommes. Le calcul en question est basé sur des heures effectuées au taux normal, de jour. Alors que pour la CGT, la majoration de 50 % doit être appliquée sur certaines heures après l’intégration des majorations de nuit.

De recours en recours, le 17 mai 2018, la cour de cassation donne raison à trente-deux salariés (pour les dossiers inférieurs à 4 000 €) et confirme le jugement des prud’hommes de Béthune. Treize autres dossiers sont renvoyés devant la cour d’appel de Douai le 28 mars 2019.

En revanche, la cour de cassation casse et annule le jugement des prud’hommes concernant trois salariés qui avaient demandé (et obtenu des prud’hommes de Béthune) un rappel de majoration de 22 % pour les heures effectuées le lundi de minuit à 6 h. Ces trois dossiers seront rejugés par le conseil de prud’hommes de Lens.