grève des urgences à l’hôpital de Saint-Malo

Mercredi 6 février,

Plus de 300 personnes : personnels de l’hôpital – salariés – usagers se sont rassemblés devant l’hôpital de Saint-Malo à l’appel de l’intersyndicale SUD-CGT-FO, pour sauver les urgences et l’hôpital public de Saint-Malo.

Le personnel des urgences est en grève depuis plus de 3 semaines.

Une infirmière gréviste a répondu aux questions du correspondant de la TT.

» Nous revendiquons des moyens humains, 15 postes de soignants,infirmiers,brancardiers, médecins. Nous revendiquons des moyens matériels. Nos locaux ne sont plus adaptés. Les urgences de l’hôpital étaient prévues pour accueillir 20 000 patients par an. Nous en recevons plus de 40 000. La sécurité de nos patients n’est plus assurée

» Pour nous, le souhait de l’intersyndicale est nécessaire. «

» La fusion prévue par l’ARS des hôpitaux de Dinan et Saint-Malo, nous fait peur. Elle ne nous permettra pas d’obtenir des moyens supplémentaires, au contraire. «

Des salariés et des syndicalistes de Dinan étaient présents au rassemblement.

La manifestation s’est achevée dans le cour du château (la mairie) de Saint-Malo.

Le maire de Saint-Malo, président du comité de surveillance de l’hôpital, invité par l’intersyndicale, ne s’est pas déplacé.

Un appel unitaire, d’habitants de la commune, adressé au maire de Saint-Malo comme président du conseil de surveillance de l’hôpital de Saint-Malo, avec copie à l’ARS, disant : Les signataires soussignés exigent le maintien des trois hôpitaux en hôpitaux de plein exercice et s’opposent à la fusion des hôpitaux de Saint-Malo, Dinan, Cancale, a été diffusé et signé parmi les manifestants.

 

2019févr06 grève_urgences_hôpital_saint_malo_manif

2019févr06 grève_urgences_hôpital_saint_malo_manif2

2019févr06 grève_urgences_hôpital_saint_malo_manif3

 

Grève des salariés de catarmor à Saint-Malo

Le 10 janvier 2019, les salariés de catarmor à Saint-Malo, étaient appelés à faire grève pour soutenir la délégation reçue par la direction.

Dans le froid, un cinquantaine de salariés étaient présents pour soutenir la délégation, avec la présence de représentants Syndicat FO35 de l’action sociale, de l’UL FO malouine, et des mandatés CFDT.

Un salarié nous a expliqué :» Ce sont 9 jours supplémentaires (3 jours par trimestre soit 9), basés sur la pénibilité de notre travail qui sont supprimés pour tous.

Ces jours de congés étaient la seule compensation au regard des petits salaires que nous avons.

Avec la suppression des jours RTT et ces 9 jours, une bonne partie des salariés perdront au moins une vingtaine de jours de congés.

Notre amplitude horaire va être diminuée, la direction gratte 10 mn le matin, 10 mn le soir.

Notre travail est basé sur l’accompagnement des travailleurs en situation de handicap, cela nous fait arriver après eux le matin et partir avant le soir.

Tout cela entraîne une détérioration de nos conditions de travail.

Le peu de compensation que nous avions disparaît.

Nous sommes à peu près à 60% en grève.»

On comprend pourquoi le tract d’appel à la grève se termine par : «Ce mouvement pourra être reconductible en fonction des circonstances».

 

Douvrin La bataille de la CGT PSA Douvrin sur la rémunération des heures du week-end fait tache d’huile

“Nous publions volontiers l’information qui est transmise par le syndicat CGT de PSA. En effet elle met en lumière les dégats de la loi Aubry ders 35h qui avait mis fin au cumul des majorations pour heures supplémentaires (heures supplémentaires, de nuit, de week end…) avec les pertes de salaires parfois importantes qui en ont résulté. L’action menée par les syndicats CGT de PSA mérite donc toute notre attention. ”

Forte de quelques succès en justice face au groupe PSA, la CGT de l’usine de Douvrin a créé un précédent au sujet de la rémunération du travail le week-end. Une action nationale a été engagée sur son « modèle » local.

Benoît Fauconnier | 13/01/2019

Depuis quelques années, la CGT de PSA Douvrin est engagée dans un bras de fer judiciaire avec le groupe automobile, avec lequel elle est en désaccord au sujet de certains aspects de la rémunération des salariés à l’usine de Douvrin, qui fabrique des moteurs. Parmi les griefs : la rémunération des équipes de suppléance le week-end. Pour la CGT, la majoration de 50 % doit s’appliquer sur un certain nombre d’heures sur le taux horaire de nuit (donc majoré de 22 %) et pas celui normal, de jour. Le 17 mai 2018, après des recours, la cour de cassation a donné raisons aux salariés qui avaient attaqué en justice, devant le conseil de prud’hommes de Béthune.

Pour PSA, pas de généralisation à tous les salariés

Passé cet épisode judiciaire et forte de plusieurs décisions de la cour de cassation, la CGT PSA Douvrin aurait bien aimé que l’entreprise paye tous les salariés de week-end selon les modalités reconnues par la cour de cassation.

« Même quand la plus haute juridiction de France dit comment payer, ils s’en foutent », note Fabrice Jamart, le secrétaire de la CGT PSA Douvrin. Or, la décision de justice ne s’applique pas à tous les salariés de l’entreprise, mais seulement à ceux ayant testé en justice.

S’appuyant sur les succès de la CGT de PSA Douvrin, onze autres syndicats CGT de PSA et la Fédération nationale de la métallurgie ont demandé à la direction de PSA par courrier le 4 novembre de se conformer à ce mode de calcul pour rémunérer les équipes de week- end de nuit. Refus. C’est pourquoi les syndicats CGT de PSA Caen, Charleville, Douvrin, Hordain, Metz Borny, Mulhouse, Poissy, Rennes, Sept-Fons, Sochaux, Tremery, Valenciennes, et la Fédération nationale des travailleurs de la métallurgie CGT ont assigné le groupe devant le tribunal de grande instance de Versailles le 8 janvier.

Pour Fabrice Jamart, localement, rebelote : il ira le 18 mars plaider devant le conseil de prud’hommes de Béthune trente-huit nouveaux dossiers de salariés qui réclament une régularisation de la rémunération du week-end. Cinq de ces salariés avaient déjà attaqué il y a trois ans. Et comme la loi prévoit une rétroactivité de trois ans, ils remettent le couvert pour les années qui viennent de s’écouler.

Dans le rétro

Le 28 novembre 2016, le conseil de prud’hommes de Béthune donne raison à 45 salariés de la Française de mécanique : 30 qui réclament le paiement d’heures de travail de nuit (prime d’incommodité de nuit) majorées de 22 % au lieu de 21 % par rapport au taux horaire de jour, et 15 autres qui réclament des régularisations sur des heures de travail le week-end « mal payées ». La base de calcul est dans ce dernier cas jugée erronée par le conseil de prud’hommes. Le calcul en question est basé sur des heures effectuées au taux normal, de jour. Alors que pour la CGT, la majoration de 50 % doit être appliquée sur certaines heures après l’intégration des majorations de nuit.

De recours en recours, le 17 mai 2018, la cour de cassation donne raison à trente-deux salariés (pour les dossiers inférieurs à 4 000 €) et confirme le jugement des prud’hommes de Béthune. Treize autres dossiers sont renvoyés devant la cour d’appel de Douai le 28 mars 2019.

En revanche, la cour de cassation casse et annule le jugement des prud’hommes concernant trois salariés qui avaient demandé (et obtenu des prud’hommes de Béthune) un rappel de majoration de 22 % pour les heures effectuées le lundi de minuit à 6 h. Ces trois dossiers seront rejugés par le conseil de prud’hommes de Lens.

Entretien avec un conducteur de Keolis (exploitant du réseau STAR de Rennes)

1) Un mouvement de grève touche certaines lignes du réseau bus à Rennes depuis plusieurs semaines. Peux-tu

nous en rappeler brièvement les raisons (revendications) ? Y a t’il d’autres revendications des conducteurs ?

Alors la base des revendications concerne les conditions de travail et leur dégradation du fait des temps de parcours inadaptés.

En effet, de nombreuses déviations dues aux nombreux travaux à Rennes et à la fréquentation en hausse des bus ne nous permettent plus, à certaines heures et sur certaines lignes, de tenir les horaires.

Du coup nous éprouvons des difficultés à faire correctement notre travail et la clientèle le ressent.
De plus, un manque de dialogue social et de compréhension ont envenimés la communication avec la direction.

2) Aujourd’hui où en est ce mouvement et quelles sont les réponses de Keolis (exploitant du réseau) et de Rennes Métropole (qui a fait une délégation de service public à Keolis)?

Au bout de presque 2 mois de grève, la direction a répondu à certaines des revendications et proposé des mesures comme l’embauche de conducteurs et l’acquisition de bus pour rétablir un niveau correct d’exploitation. Il faut savoir que la maintenance manque de flexibilité du fait d’un manque de bus et que cela dégrade leurs conditions de travail.

Un problème de recrutement se pose également sur le réseau STAR. En effet, Keolis Rennes peine à recruter des conducteurs ou manque d’anticiper des départs en retraite ou des départs volontaires (démission ou mobilité interne ligne B ou contrôle par exemple).

3) Quel est l’état d’esprit des collègues conducteurs aujourd’hui, comment vois-tu la suite ?

Les conducteurs sont plutôt divisés ; certains se contentent de leur conditions sans rien dire et d’autres luttent pour obtenir des améliorations.

Le mouvement dérange tout le monde usagers comme conducteurs et on hâte qu’une solution de fin de crise soit trouvée.

Des propositions ont été avancées par la direction comme le recrutement de conducteurs, l’acquisition de bus, l’obtention d’une prime pour pénibilité due aux conditions de travail mais cela ne règle pas le problème des temps de parcours qui reste le nerf de la guerre. ; Si pas assez de bus et de conducteurs sur 1 ligne : beaucoup de clients dans un bus donc augmentation de la charge et de la surcharge, augmentation des temps de montée et de descente également.

Donc la situation s’améliore quand même avec un dialogue et des propositions mais il faudra rester vigilant sur les temps de parcours

Des réunions auront lieues la semaine prochaine, nous en saurons plus.

Nous voulons alerter sur la réforme en cours dans les Lycées Professionnels

Magali, responsable CGT et Gaëtan, FO, présentent au correspondant de la TT les éléments.

Demain mercredi 19 décembre un rassemblement intersyndical est prévu devant le rectorat de Rennes. Le gouvernement veut supprimer 2600 postes, après avoir réduit de 25% les postes aux concours de PLP ces deux dernières années.
Il veut réformer une nouvelle fois la voie professionnelle, cette fois en lui portant le coup de grâce. En effet, dès la prochaine rentrée :

Les « familles de métiers » remplaceraient les filières professionnelles en classe de seconde, et les élèves perdraient un an de formation (rappelons qu’en 2009, le bac pro est passé de 4 à 3 ans de formation avec la suppression des BEP) ; il correspondrait désormais à une formation d’un peu plus de 2 ans. Comment poursuivre en BTS ou DUT, ou encore à l’Université avec parcours sup, si la formation est encore réduite, en particulier en enseignement général.

Et pas à la marge !
En CAP (12 ou 14 semaines de PFMP) c’est quasiment la moitié des heures (855 ou 838 sur l’ancien cycle) qui sont « remplacées » par 467,5h d’enseignement général.
En bac pro (production ou service), on passerait de 1370h à 995h, du jamais vu !
Ce n’est pas tout, ce nouveau lycée pro Macron-Blanquer impose :
L’ouverture des formations des LP à l’accueil d’apprentis.”D’où la mixité des parcours : l’élève part en apprentissage, son contrat est rompu, il revient en cours de cycle, repart…
La « mixité des publics » : sont regroupés apprentis, élèves, adultes en formation aux contraintes annuelles et hebdomadaires évidemment très diverses.
L’obligation de valider en cours de formation des « blocs de compétences » qui se substitueraient aux diplômes reconnus dans les conventions collectives (le gouvernement satisfait ainsi un vœu très ancien du patronat).
En même temps et en parallèle, la loi « Liberté de choisir son avenir professionnel », dans son volet
« apprentissage » imposerait l’apprentissage jusqu’à 30 ans, le financement au contrat, l’entrée en formation à tout moment de l’année, la facilitation des ruptures de contrat d’apprentissage (loi travail, plus de recours aux prudhommes), la remise en cause de la validité des diplômes Education Nationale, la généralisation des blocs de compétences…
Enfin le pilotage de l’ensemble de ces dispositifs reviendrait directement au patronat (Chambres des Métiers) et ne serait plus du tout sous contrôle EN.
Après la destruction de l’AFPA, celle de l’enseignement professionnel public. Ce gouvernement n’en finit pas de détruire l’Ecole Publique. Que peut-il demeurer du statut des PLP ? Que peuvent devenir dans de telles conditions des élèves en difficulté ?
Cela nous semble aussi grave que ce qui se passe pour la réforme du bac pour le LGT ; les élèves
de LP sont les premières victimes de parcours sup, ils le ressentent et l’ont manifesté dans la rue. Le gouvernement présente l’apprentissage comme une solution. Nous y voyons une réforme sous l’égide du patronat pour former de la main d’œuvre facile, désarmée et non des citoyens émancipés. Les enseignants sont à leurs côtés. Et c’est pourquoi nous voulons alerter les lecteurs du journal. Mardi 18 décembre 2018.

 

 

 

Le 20 novembre a eu lieu la 1ère grève appelée par l’ensemble des syndicats de pôle emploi depuis sa création en 2008 (date de la fusion ASSEDIC/ANPE).

La direction indiquait un chiffre de 30% de grévistes au niveau national et en Ille et Vilaine, l’agence de Saint-Malo affichait quant à elle 50 % de grévistes.
Interview d’une gréviste distribuant le tract d’explication aux privés d’emploi.

TT : Peux-tu nous dire pourquoi vous êtes en grève aujourd’hui?

Béa : les financements de pôle emploi ont changé du fait de la disparition des cotisations chômage. Le financement est assuré par la TVA jusqu’en 2020 puis sera transféré à la CSG par la suite. Cependant la CSG est un impôt, le gouvernement décidera du montant qu’il versera à notre organisme.
Après 2022, notre budget ne sera plus garanti. Ce qui aura pour conséquences :
Pour les agents : les départs en retraite non compensés, des suppressions d’emplois, on a eu les chiffres dans CAP 2022, il est prévu de perdre 4 000 ETP (équivalents temps pleins) d’ici 2022 soit environ 7000 agents, des fermetures d’agences.
Pour les usagers : les privés d’emploi devront faire plus de kilomètres pour venir à une agence, ils devront attendre plus longtemps pour être reçus.
Le budget sera en diminution constante.
La direction a à dire que le nombre de chômeurs baissent, mais la réalité c’est que pour la catégorie A (CDI temps plein) est en légère baisse mais les catégories B et C (petits contrats
et temps partiel) explosent. Ce qui veut dire que la précarité se développe.
Actuellement, si quelqu’un est à temps partiel il perçoit un complément. Ceux qui ont accepté
de prendre un 20 heures, verront leur complément disparaître.
Ils sont en train d’apprendre aux gens de se passer de nous avec la numérisation. Même, s’ils scannent les documents, il y a besoin d’agents pour traiter les dossiers. Les agents d’indemnisation sont de moins en moins nombreux, dans certaines agences les deman- deurs d’emploi ne sont plus renseignés sur leur indemnisation.
Il y a peu, la direction a fait passer les agents d’indemnisation au conseil à l’emploi, c’est à dire le placement. De ce fait les demandeurs d’emploi ne sont plus reçus pour l’indemnisation, le taux de réclamations augmente et le temps de paiement s’allonge.
Le téléphone, avant était orientés sur des plateformes, maintenant il revient vers les agences et vers les agents d’indemnisation, donc du travail en plus qui aggravera encore plus les conditions pour les demandeurs d’emploi.
C’est pour cela que nous sommes en grève. Mais aussi, tout ce qui se prépare si la réforme des retraites passe avec la baisse des pensions annoncée (de 40%), comment je vais vivre, une fois
en retraite.

Témoignage d’un salarié du privé qui atteste des reculs dramatiques des droits et de la condition ouvrière.

“Le 2 février prochain se tiendra la 2ème conférence des comités pour l’unité pour la défense des retraites. La défense de tous les régimes de retraite des statuts et des conventions collectives contre l’instauration d’un système de retraite individualisée par point est une bataille décisive pour en finir avec le gouvernement Macron.
L’unité de tous les salariés du public et du privé, actifs et retraités, l’unité jusqu’au bout avec leurs organisations est décisive. Le POID est bien sur partie prenante de ce combat.
Un comité pour l’unité de salariés du privé (métallurgie, bâtiment, commerce….) est en train de se constituer. Vous lirez ci dessous un premier témoignage qui atteste des reculs dramatiques des droits et de la condition ouvrière. Voilà le résultat de la politique du gouvernement Macron et de ses prédécesseurs depuis des décennies. D’autres témoignages suivront. A vos plumes.”

 

Témoignage salarié dans le privé.

Je dois être chez le client à 8 heures, donc départ à 7h30. Les plannings sont établis pour 8 heures (8h00-12h00 -14h00-18h00). Le planning-papier n’est jamais en contradiction avec la loi ou le bulletin de paie. Les pannes tombent tout au long de la journée, qui rajoutent des heures et empêchent les pauses. Normalement c’est 38 heures par semaine, en hiver c’est minimum 3 heures de plus par jour (8h00-13h00 – 14h00-20h00) soit 11h00, souvent plus, jusqu’à 22h00 (13h00) avec une heure de « pause » le midi dont 1⁄2 heure pour rejoindre le client de 14h00 et 1⁄2 heure pour trouver à manger et manger. En moyenne 12 heures par jour sur 5 jours, donc 60 heures par semaine dont plus du 1/3 ne sont pas payées (seules 38 heures payées, aucune heure sup payée, pas de récupération). Quand tu bosses à ces rythmes si tu prends le temps de marquer tes heures tu n’en finis jamais, il y a une telle nausée que la paperasse est ressentie comme un épuisement, une agression supplémentaire.

Le fuel obligerait à utiliser des masques à cartouches qu’aucun employeur ne veut jamais payer et qui ne sont d’ailleurs pas très onéreux aujourd’hui. Le matériel donné par les patrons c’est le masque qu’on voit dans les hôpitaux, une étoffe avec ficelles derrière pour protéger la bouche et le nez. Je prends des masques en papier avec clapet pour la respiration sur le compte de la boîte, mais inadaptés. La médecine du travail le sait mais quels sont leurs moyens d’obliger les employeurs ? J’ai demandé des radios des poumons depuis 15 ans, on me répond à chaque fois comme si j’allais recevoir une convoc incessamment, et puis on révoque le problème deux ans plus tard lors de la visite avec de moins en moins de conviction, on fait semblant d’y croire parce qu’on sait qu’ils n’ont aucun moyen de faire respecter un minimum d’hygiène face aux patrons.

Sur le bulletin de paie il n’y a aucun niveau, aucun coefficient, donc difficile de savoir si je suis dans les clous de la grille. Je touche presque 1700 euros net avec 25 ans d’ancienneté, c’est vrai que c’est bas par rapport à la qualification et aux heures faites. Il y a une prime de presque 2000 euros une fois l’an.
Agiter la pseudo-revendication d’une pseudo convention collective nationale de la métallurgie participe de l’effacement des acquis dans les secteurs qui avaient négocié les meilleures conditions exprimées dans les conventions collectives locales. Seule l’intervention des intéressés peut bloquer cette spirale destructrice, en se saisissant de leurs organisations de classe sur le terrain de l’indépendance de classe renforcée par cette intervention-même. Cela pose la question d’un comité pour l’unité dans la métallurgie, voir de plusieurs comités, et donc de notre intervention.

On est de moins en moins à faire ce boulot : les salaires trop bas, conditions de travail, horaires, hygiène, déqualification (on réapprend sur le tas alors que les gouvernements successifs ont supprimé les formations AFPA), …il y a un effet boule de neige : des entreprises ferment de façon accélérée augmentant le nombre de clients et de surcharge de travail pour ceux qui tiennent, …comment un jeune non-encore qualifié regardant tout ça, aurait-il envie d’être recruté dans ces conditions ? Ça n’est pas la peur du travail, c’est la peur du non- travail résultat du chaos des forces productives à tous les niveaux. Je pourrais développer sur ces conséquences multiples que j’observe depuis une dizaine d’années, tant sur le plan des formations qu’on ne peut plus suivre faute de temps que sur le départ de tout un tas de gars hyper formés qui ont quitté la profession en masse ces dernières années.

Une dernière illustration : il y a dix-quinze ans encore on courbait le dos l’hiver en se disant que dès le mois de juin on terminerait à 16h30, aujourd’hui c’est toute l’année les horaires de malade, et l’été il ne faut pas compter finir avant 19 heures, il n’y a plus place pour un étalement annuel des heures.
Et pendant ce temps-là il y a la perte du salaire différé en ligne de mire : depuis janvier 2018, 270 euros environ de cotisations sociales santé sont volés mensuellement à la Sécu. Sur ces 270, 80 euros sont allés sur mon brut ce qui m’amène péniblement à 1700 euros, mais ces 80 ne seront rien quand il n’y aura plus de Sécurité sociale et que les mutuelles débarrassées de la concurrence de la Sécu exploseront leurs tarifs. Et très prochainement ce sont les cotisations sociales patronales qui disparaissent !

Il faut les chasser, et ce que nous faisons aujourd’hui avec les comités pour l’unité pour que s’organise la classe ouvrière confiante dans ses propres forces est une étape importante et obligatoire vers ce dénouement qui permettra que l’on reprenne notre sort entre nos mains.

Interview de Stéphane Brochet, trésorier du syndicat CGT des portuaires de Saint-Malo (CCI35, délégation de Saint-Malo).

Nous nous voulons rester public, avec le maintien de tous les services.

TT : en octobre, vous avez fait grève, quelles en sont les raisons ?
SB : Nous étions en grève pratiquement à 100 %. Tous les services étaient en grève : le remorquage, l’outillage, la maintenance, la criée, les services administratifs, la plaisance Vauban, les grues, le lamanage, l’avant-port, mais aussi les marins CGT et CFDT. Ce fut un grève à O travail. Nous étions de 30 à 40 au rassemblement sur le terminal ferry.
Ce mouvement a été fait à l’attention de la région, nous demandions des réponses à nos interrogations.
En effet, suite au changement de concession du port de Saint-Malo qui fait l’objet de nombreuses tergiversations. La CCI (chambre de commerce et d’industrie) a fourni un dossier à la région, elle a annulé cette DSP (délégation de service public). Ils nous ont baladé 2 ans avec la DSP. Tous les services étaient en panique, on se demandait s’ils ne voulaient pas nous balancer dans le privé. Nous avons fait grève pour avoir des garanties écrites et non verbales.
Nous voulons :
– rester dans le public,
– maintien de tout le port en l’état actuel, tous les services doivent rester en place, tous les accords doivent être maintenus.
Nous avions peur de voir le port transformé en marina.
La région a réaffirmé le maintien du port de commerce, de plaisance comme actuellement. Ils affichent vouloir un port intégral.
Nous nous voulons rester public, avec le maintien de tous les services.

compte rendu de la réunion fait par des déléguées de l’action sociale d’Ille et Vilaine

Salut camarades (on a eu le droit à cette appellation toute la journée hier, je ne vois pas pourquoi je ne vous en ferais pas profiter 😉)!

Je me permets de vous envoyer un mail pour vous faire un petit compte rendu de notre escapade parisienne, puisque vous faites partie du comité pour l’unité et/ou vous avez participé à la cagnotte.
Hier, à la rencontre nationale des délégués des comités, nous étions donc 222 délégués représentant 134 comités.

La conférence a débuté par une introduction d’un agent de la ville de Paris, qui est à l’initiative de la rencontre nationale. Il a fait un état des lieux et un rappel de ce que ce gouvernement fait depuis plusieurs mois maintenant “c’est un gouvernement qui frappe comme jamais un gouvernement ne l’a encore fait” dit-il. 80 lois en 1 an, 42 décrets, la remise en cause des libertés démocratiques, de la répression systématique lors des manifestations, etc. et la volonté de mettre fin aux 42 régimes de retraite, ce qui permettrait d’orienter 300 milliards

vers les fonds de pension c’est-à-dire la spéculation…
Il insiste sur la question centrale de l’unité à tous les niveaux. Or aujourd’hui, les journées d’action, la grève “saute-mouton” entraîne la division. Les concertations organisées par le gouvernement qui impose alors les règles, ne permettront en rien d’avancer vers le retrait du projet Macron-Philippe. Il rappelle que pour y arriver, la grève doit faire mal aux patrons, alors comment faire? Les travailleurs doivent être soudés autour de revendications claires!

Suite à cette introduction, 43 personnes ont pris la parole à la tribune tout au long de la journée pour faire état de différentes choses et notamment de leurs conditions de travail, de la mise en place des comités, de leur réflexion et des actions engagées jusqu’ici pour tenter de défendre leurs droits. Les intervenants sont syndiqués (plusieurs syndicats sont
représentés) ou non, font partis de partis politiques (PCF, FI, POID,…) ou non, sont postiers, étudiants, femmes, ouvriers, employés d’une société d’électricité, infirmières, aide-soignants, assistantes maternelles, professeurs des écoles, enseignants en collège ou lycée, enseignants en lycée professionnel, assistants d’éducation, cheminots, employés de la sécurité sociale ou des finances publiques, fonctionnaires territoriaux, ou encore journalistes (j’en oublie sûrement)…mais tous font état de conditions de travail qui se dégradent suite aux politiques menées par le gouvernement et rappellent la nécessité d’être unis pour obtenir des résultats dans les combats à mener.

Quelques paroles entendues:
“Les grèves saute-mouton n’ont aucun poids surtout quand elles sont décidées d’en haut” “Macron fait le jeu du FMI et des banques”

“Plus on asservit l’autre moins il se révolte”
“Le gouvernement Macron essaie de casser l’individu. On fait de nous des moutons.” “La réforme des retraites est une nouvelle attaque de la solidarité”
“Le gouvernement et Macron ont décidé de nous faire la peau. Il ne faut pas attendre les échéances électorales”
“Il faut montrer de manière pédagogique à quel point cette réforme est un recul” “L’escalade de violence est liée aux politiques menées par les gouvernements qui appauvrissent de plus en plus les jeunes et les ouvriers”
“Comment construire la grève générale pour faire reculer le gouvernement?”

“Comment bloquer les attaques du gouvernement et riposter?”

Pendant la pause repas, les représentants des comités présents à la tribune tout au long de la conférence, se sont réunis pour réfléchir à une proposition d’action à présenter à tout le monde en fin de rencontre. Alors que fait-on?
L’objectif est d’aider les travailleurs à créer les conditions de l’unité car les travailleurs doivent faire front commun avec leurs organisations. Un document a été soumis au vote et adopté après lecture et quelques modifications. Cet appel nous sera transmis prochainement, ainsi qu’un compte rendu plus complet de cette rencontre nationale, que nous pourrons diffuser plus largement. Une deuxième rencontre nationale devrait avoir lieu le 02 février, à confirmer.

Cette rencontre s’est conclue par un petit chant révolutionnaire…

🎶”C’est la lutte finale ; Groupons nous et demain

L’Internationale

Sera le genre humain. “🎶
Je vous avoue que lorsqu’on n’est pas coutumier du fait, c’est assez surprenant !

Nous avons décidé, avec les représentants de 2 autres comités d’Ille-et-Vilaine, d’organiser prochainement une réunion collective afin d’échanger et de s’organiser pour créer l’UNITE. Nous sommes rentrées regonflées à bloc pour mobiliser et diffuser le plus largement possible autour de nous, car même si nous avons de bonnes conditions de travail à l’IME et que pour l’instant nous sommes bien lotis, la question des retraites concerne TOUT LE MONDE!!! Alors camarades (oui, ça me fait rire de vous appeler comme ça), mobilisons nous pour l’unité et pour défendre nos droits, acquis dans la lutte il y a de ça plusieurs dizaines d’années!

Josefina, Nathalie et Julie