Entretien avec Awa Gueye, sœur de Babacar Gueyetué par la police, à Rennes le 3 décembre 2015

Avant de nous parler des circonstances de la mort de ton frère et du combat que tu mènes pour que justice lui soit rendu, peux tu revenir sur son parcours de la banlieue de Dakar jusqu’à Rennes ?

Babacar a travaillé très jeune comme maçon journalier, il avait des petits chantiers. Avec l’argent qu’il a pu mettre de côté il est parti pour l’Europe, pour me rejoindre, pour des jours meilleurs. On a tout en Afrique mais le peuple n’en profite pas, les richesses sont  pillées par les multinationales c’est pour ça que les jeunes partent.

Il est parti à travers le Sénégal , la Mauritanie puis le Maroc. Il a franchi la méditerranée en zodiac. Il est arrivé en Espagne à Malaga. Il y est resté 2 ans, il s’est débrouillé, il faisait du commerce sur les plages. Quand je suis arrivée à Rennes avec mon fils il est venu nous rejoindre.

Il faisait tout pour s’insérer, il s’est inscrit à la section foot Cercle Paul Bert, il donnait bénévolement des cours de danse africaine au centre social carrefour 18, il suivait des cours de français au resto du cœur Jacques Cartier. Nous avions fait les démarches à la préfecture pour avoir des papiers, nous avions demandé conseil à la Cimade….

Et puis que s’est il passé dans la nuit du 2 au 3 décembre 2015 ?

Babacar est parti rendre visite et passer la soirée chez un ami sénégalais qui habitait dans le quartier de Maurepas. Il a passé la nuit là bas.

En pleine nuit Babacar s’est réveillé et a fait une crise d’angoisse, avec un couteau de table il se mutilait , son ami a essayé de l’aider, de le maîtriser sans réussir, il a alors appelé les pompiers.

Les pompiers sont bien arrivés et sont restés en bas de l’immeuble.

C’est la BAC qui a débarqué en mode de guerre et ils l’ont assassiné. Babacar ne présentait aucun danger, une personne qui se fait du mal à elle même mérite d’être aidée. C’est un acte de racisme, s’il avait été blanc il ne serait pas mort. Les pompiers sont formés pour maîtriser des personnes en crise.

Quand le Samu est arrivé Babacar était mort, au 9éme étage de l’immeuble (l’ami chez qui il était habitait au 7 éme étage), il avait 5 balles dans le corps et il était menotté. Le Samu a demandé à la police d’enlever les menottes…. et le matin même la police a porté plainte contre Babacar pour dire c’est une légitime défense !!! Moi Awa je sais qu’il n’y a pas de légitime défense car je connais mon frère.

Personne ne m’a prévenu , le lendemain matin quand je me suis réveillée j’ai cru qu’il était parti faire un footing au parc comme il fait souvent.  J’étais à l’école ou j’avais emmené mon fils quand un ami  de Babacar m’a téléphoné, j’ai perdu connaissance et les parents d’élèves ont appelé les pompiers qui m’ont aidé et conduit à Pontchaillou (CHU)

A l’hôpital on m’a conseillé d’aller au commissariat. Là bas on a refusé la présence de l’ami qui m’accompagnait pour m’aider puisque j’étais en apprentissage du français. On m’a montré une photo du corps, j’ai posé des questions, je voulais savoir. Un policier présent a dit « il voulait tuer un policier, on l’a tué ». On ne m’a pas dit combien il y avait de policier, j’ai demandé ou est mon frère, il s ont exigé une pièce d’identité, comme je ne l’avais pas avec moi, ils m’ont raccompagné à mon domicile et là ils ont tout fouillé et ils ont pris les papiers personnels de mon frère. Finalement Babacar avait été transféré de la médecine légale de Pontchaillou, où une autopsie avait été faite sans que je sois au courant, à la morgue de Cesson. Là bas j’ai vu Babacar et j’ai à nouveau perdu connaissance.

Le Consul du Sénégal du Havre est venu à Rennes très vite  avec un avocat et d’autres personnes. C’est lui qui m’a appris qu’une autopsie avait été faite. Il a dit de lui laisser 15 jours pour une contre autopsie. Il m’a assuré qu’il s’occupait des démarches pour ramener le corps de Babacar au Sénégal, comme ils font souvent pour le corps des victimes et que son avocat allait déposer plainte. Par respect j’ai accepté. Avec l’avocat sénégalais qu’il m’a présenté, j’ai demandé de déposer une plainte en tant que partie civile.

Je suis rentrée au Sénégal avec mon fils pour accompagner la dépouille de mon frère.

A mon retour la plainte de l’ avocat avait été classée sans suite et la contre autopsie que le Consul m’avait annoncé n’avait pas eu lieu !!

et tu as alors décidé de te battre pour que justice soit rendue à Babacar.

J’ai décidé de me battre pour la mémoire de mon petit frère et que justice soit faite. Personne ne mérite de mourir de cette manière là par la main de la police.

La France a été chercher les tirailleurs sénégalais pour se défendre, on vient ici pour travailler parce que chez nous les richesses de nos pays sont volées comme je te l’ai dit. On doit être respecté, on ne peut pas accepter d’être tué par la police et ne rien dire.

J’ai donc engagé une longue bataille pour Babacar. J’ai demandé à rencontrer l’ancien juge, à voir le dossier complet avec un deuxième avocat.

Après c’est devenu compliqué avec l’ avocat, j’ai décidé de changer d’avocat, avec le nouvel avocat on a demandé une expertise balistique.

Dans les scellés les preuves matérielles ont été détruites « par erreur », en triant d’anciens scellés. Les scellés doivent être conservés 10 ans et ne doivent pas disparaître . . Si la police est innocente les scellés ne sont pas détruit « par erreur ».

L’expertise balistique a montré qu’aucune balle n’est rentrée dans le corps de face. Quatre balles ont été tirées dans le haut du corps et une dans la fesse gauche. Ou est la légitime défense ?

J’ai à nouveau changé d’avocats, j’ai actuellement deux avocats, parce que je voulais faire une reconstitution des faits  sur les lieux, dans les paliers de l’escalier ou la police a assassiné Babacar avec toutes les personnes présentes ce jour là. Parce que la reconstitution a eu lieu en l’absence de nombreux acteurs et témoins.

Avant la reconstitution des faits, nous avons demandé une  morpho analyse de goutte de sang (pour savoir si Babacar était capable de monter du 7éme au 9éme étage comme l’ont affirmé les policiers avec 5 balles dans le corps , sachant que la première balle reçue dans le haut du dos était létale.

Il y a eu aussi un changement de juge, avec mes avocats , nous avons demandé que les expertises balistiques et médico légales soient faites conjointement pour comprendre l’incidence de l’une sur l’autre.

Ce qui est très important pour moi c’est que je ne suis pas seule. Dès le début mes amis, les amis de Babacar m’ont aidé. Ils ont constitué le collectif Justice et vérité pour Babacar Gueye.

Des familles de victimes de violences policières sont venues à Rennes me soutenir et à mon tour je vais les aider. Je reçois des messages de soutien d’Allemagne ou j’ai été invitée par le collectif de défense de Oury JALOH, mort brûlé dans la cellule d’un commissariat, les policiers ont affirmé qu’il s’était brûlé avec son briquet !!!!  J’ai des soutiens aussi en Angleterre. J’ai des soutiens un peu partout en France, en Europe, au Canada. Je ne veux pas qu’on oublie Babacar, il avait 27 ans il était en France depuis un an, il n’a jamais fait de mal , personne ne mérite de mourir de cette façon là.

Je continue le combat, je n’oublie pas, je ne pardonne pas.

Je ne veux pas que le nom de mon frère tombe dans l’oubli.

Stellantis La Janais ( ex PSA ) , débrayage au service logistique !

Vendredi 10 juin, une vingtaine de salariés du service logistique, rejoints par quelques salariés de la ligne de production, ont débrayé, appuyés par les élus CGT. En cause la désorganisation du flux de livraison des pièces (semi conducteurs et d’autres pièces importées…) qui créent des tensions sur les caristes pour alimenter les lignes de montages y compris des risques pour la sécurité. Cette situation est aggravée par un manque d’effectif et des cadences de productions infernales.

Les grèvistes demandent un renfort d’effectif, de travail dans des conditions correctes et aussi d’être respectés.

Réponse au questionnaire de la Commission Exécutive des préretraités et retraités Cgt 35

 

Le POID et ses candidats aux législatives se prononcent pour un gouvernement sans Macron, ni patrons qui prenne des mesures d’urgence en faveur de la majorité, c’est-à-dire le peuple travailleur et la jeunesse. Pour financer ces mesures d’urgence ce gouvernement n’hésitera pas à réquisitionner les milliards que le gouvernement a mis à disposition des banques et multinationales depuis mars 2020, c’est-à-dire pas moins de 607 milliards. Suite à un vote unanime à l’assemblée nationale le 19 mars 2020, un premier pactole de 343 milliards a été mis à la disposition des banques et multinationales sous forme de prêts garantis par l’état et de subventions directes.

Parmi ces mesures d’urgence, et en reprenant l’ordre de votre questionnaire, le POID et ses candidats se prononcent pour :

  1. 1)  L’indexation des pensions de retraite sur le salaire moyen (qui devra être fortement revalorisé ainsi que le SMIC et les minimas sociaux. Les revendications des confédérations syndicales nous paraissent être les bases sérieuses de ces revalorisations.

  2. 2)  Le rattrapage du pouvoir d’achat des retraités particulièrement attaqué depuis 2014, en coordination avec le rattrapage des salaires est une priorité de ce gouvernement pour lequel nous combattons.

  3. 3)  Le POID se prononce pour l’abrogation de la CSG, qui est un impôt, et pour le financement de l’Assurance Maladie par les cotisations sociales. L’augmentation des salaires, des pensions, les embauches massives nécessaires dans un grand nombre de secteurs ainsi que la fin des exonérations de cotisations patronales permettront de donner à la Sécurité Sociale et à ses différentes branches un financement à la hauteur des besoins de la population. Nous sommes pour un retour aux principes de la Sécurité Sociale telle qu’elle a été créée en 1945.

  4. 4)  Concernant le système hospitalier et particulièrement l’hôpital public (dans toutes ses composantes, donc également le secteur psychiatrique), il est dans un état grave de délabrement du fait des politiques menées par les gouvernements successifs de droites comme de gauche, en particulier depuis les ordonnances Juppé en 1995. Un plan d’urgence sera décidé immédiatement avec des embauches massives, des augmentations de salaires des personnels, un plan de formation des personnels nécessaires (dont la fin effective du numerus clausus pour les médecins) et la réouverture de tous les lits, services et hôpitaux fermés depuis plusieurs décennies. Ce plan comporte l’embauche immédiate d’au moins 100 000 personnels dont les 15000 qui ont été suspendus pour ne s’être pas vaccinés. Pour le CHU de Rennes, ce sont 500 emplois nécessaires immédiatement. Embauches immédiates également au CHGR en grande difficulté du fait du manque de lits et de personnels.

  5. 5)  La perte d’autonomie relève du secteur des soins et doit être pris en charge par la Sécurité Sociale, dont les moyens seront nettement améliorés (voir plus haut paragraphe sur le financement de l’Assurance Maladie). Le POID se prononce pour l’abrogation de la loi sur le financement tripartite des EHPAD qui a permis au secteur privé d’acquérir un grand nombre d’EHPAD, et d’enrichir les actionnaires avec les méthodes qu’on a vu à l’œuvre à ORPEA ou ailleurs (loi du gouvernement Jospin le 2 janvier 2002). L’Assurance Maladie doit prendre en charge la totalité des soins et de l’hébergement en EHPAD. Là aussi un recrutement et un plan de

Fédération d’Ille et Vilaine du POID Adresse mail : 35poid@gmail.com http://poid-35.fr/

formation massifs de personnels sont nécessaires. Il faut arriver rapidement au ratio d’un soignant (24h/24) pour un résident. Ce plan implique l’embauche de 100 000 salariés dans ce secteur dans un premier temps.

6) Pour les services publics, ils font l’objet d’attaques permanentes et déjà anciennes de la part des gouvernements successifs, quelle que soient leur couleur politique, dans le but d’offrir de nouveaux marchés aux multinationales en recherche de nouveaux profits. Les salariés et les usagers en sont les victimes, particulièrement les retraités et les précaires. Ces privatisations touchent l’ensemble des services publics gérés par l’Etat, les collectivités locales (commune, département, région) ainsi que les hôpitaux. Fermetures et privatisations (cession directe, délégation de service public…) se multiplient. Le POID se prononce pour la réouverture des services publics fermés ou privatisés, la renationalisation de la Poste et des Télécommunications, de la SNCF, d’EDF et GDF ainsi que le retour au monopole de ces services publics (la mise en concurrence a pour but de les couler). Le POID se prononce pour la réouverture des bureaux de poste fermés, des agences du Trésor Public, des antennes de la CPAM (comme à Villejean Rennes)

7) Le POID est favorable à un ministère qui intervienne sur les besoins des personnes âgées, notamment en impulsant la réflexion et les propositions sur ces questions dans tous les autres ministères.

Réponse du POID aux collectifs IO en soutien aux exilés

Réponse POID collectif IO soutien exilés Ille et Vilaine.doc

Le POID et ses candidats aux élections législatives de Juin 2022 répondent à l’Adresse du collectif inter-organisation de soutien aux exilé e s d’Ille et Vilaine

Le POID soutient le Comité ouvrier international (COI) qui organise à Paris, les 29 et 30 octobre 2022, une conférence mondiale contre la guerre et l’exploitation, pour l’Internationale ouvrière, précédée d’une conférence internationale de femmes travailleuses. » Des militants et organisations de plus de 50 pays préparent cette conférence mondiale.

Pour le POID la guerre et l’exploitation sont des fléaux inhérents au système capitaliste dont la crise se prolonge en semant guerre, chaos et pillages à travers la planète.

Les populations d’un grand nombre de pays, surtout ceux victimes des guerres et pillages impérialistes sont obligées de fuir leur pays dans les pires conditions pour essayer de survivre dans de moins mauvaises conditions. Le gouvernement français fait partie de ces gouvernements impérialistes qui sévissent sur plusieurs continents et porte une lourde responsabilité en ayant déclenché ou participé à des guerres impérialistes Afghanistan (gouvernement gauche plurielle Jospin), Lybie (gouvernement Sarkozy), Syrie, Mali (gouvernement Hollande). Le POID se prononce pour l’arrêt immédiat des interventions militaires françaises et le retrait des troupes françaises d’Afrique et du Moyen Orient.

Les gouvernements successifs ont mené une politique de discrimination et de répression contre les exilés et immigrés arrivés en France. Les gouvernements de droite et de gauche ont mené cette politique avec zèle : création des centres de rétention administrative (CRA) par le gouvernement Mitterrand (PS, PC, PRG) de 1981, lois anti-immigrés Sarkozy, non rétablissement intégral du droit du sol (loi Guigou 1998) après qu’il ait été supprimé par la droite (loi Méhaignerie 1993), lois Macron- Darmanin. Le POID se prononce pour l’abrogation de toutes ces lois discriminatoires et répressives envers les exilés et immigrés.

Le POID se prononce pour un gouvernement qui prenne des mesures d’urgence en faveur de l’ensemble de la population qui vit de son travail ainsi qu’en faveur de la jeunesse.

La réquisition des 607 milliards versés par le gouvernement (après un vote unanime à l’Assemblée Nationale le 19 mars 2020 d’un premier versement de 343 milliards) doit permettre de prendre des mesures d’urgence en faveur de la population, travailleurs (y compris chômeurs et retraités) et jeunes.

Embauche immédiate de 200 000 salariés dans les hôpitaux et EHPAD

Embauche de 100 000 enseignants dans l’Education Nationale pour dédoubler les classes, remplacer les personnels absents et accueillir l’ensemble des enfants d’âge scolaire quelle que soit leur origine.

Embauche massive dans le secteur social et médico-social et augmentation des places à la hauteur des besoins.

Blocage des prix

Augmentation des salaires et minima sociaux

Construction massive de logements à loyers modérés de qualité pour mettre fin à la spéculation qui sévit dans le secteur du logement. Cela inclut la construction des structures d’accueil pour les réfugiés

Ces mesures doivent bénéficier à l’ensemble de la population qui vit en France quelle que soit son origine en appliquant les principes d’égalité des droits et de non-discrimination.

Le POID et ses candidats aux élections législatives se battent pour un gouvernement au service du peuple travailleur qui prendra ces mesures d’urgence.

Notre système hospitalier s’effondre Il faut un plan d’urgence pour le sauver

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Tout le monde le sait. Notre système hospitalier est en train de s’effondrer. Le personnel n’en peut plus. Chaque jour la situation s’aggrave. L’été s’annonce catastrophique. C’est la conséquence du chaos organisé par le gouvernement dans nos hôpitaux. Des mesures d’urgence s’imposent. Tous les personnels se posent la question : comment les imposer ?

Il y a une force qui peut permettre de les arracher, ce sont les travailleurs avec leurs organisations. C’est la force de la classe ouvrière faisant valoir les intérêts de la population. Les hospitaliers se posent la question : comment avancer dans cette voie ?

Des organisations syndicales et plusieurs collectifs appellent à une journée d’action le 7 juin. Cet appel répond-il à la situation de chaos que le gouvernement entend aggraver, ce que la nouvelle ministre de la santé Brigitte Bourguignon appelle « sa feuille de route » ?

Depuis des mois et des mois, les hospitaliers se battent dans chaque hôpital pour le recrutement massif et contre les fermetures de lits et de services. Mais ils savent qu’on ne s’en sortira pas hôpital par hôpital, ni par des journées d’action.

Ne faut-il pas commencer par dire :

Il n’y a aucune fatalité à la crise, à la situation qui conduit à des morts programmées Les moyens existent

Il s’agit de choix politiques. Face à la catastrophe immédiate organisée par le gouvernement, n’est-il pas temps de construire une plateforme d’unité d’action ? Celle-ci ne devrait-elle pas formuler clairement que les moyens existent pour conjurer la catastrophe ?

  • Ouverture immédiate des portes des IFSI aux milliers d’aides-soignantes qui souhaitent devenir infirmières en les rémunérant à 100 % de leur salaire.

  • Recrutement immédiat de dizaines de milliers de bacheliers qui cherchent un emploi en leur versant un salaire attractif. Ces personnels fraichement recrutés travailleraient à mi-temps sous le contrôle des infirmières diplômées (allégeant ainsi leurs charges de travail) et bénéficieraient à mi-temps d’une formation dans les IFSI afin d’obtenir leur diplôme d’infirmier(e).

  • Ouverture massive de places dans les IFSI et réouverture de ceux qui ont été fermés.

  • Revalorisation des salaires de toutes les filières professionnelles de l’hôpital.

  • Recrutement de milliers de médecins étrangers qui ne peuvent exercer à cause d’un diplôme non reconnu et formation leur permettant d’acquérir en quelques mois les équivalences nécessaires.

  • Fin immédiate des quotas actuels d’entrée en deuxième année de médecine.

  • Pas touche au statut de la fonction publique hospitalière !

    Il faut en finir avec la situation de division qui existe tout particulièrement dans notre secteur depuis des années. Il faut que les fédérations se mettent d’accord sur un pacte d’unité d’action syndicale sur cette plate- forme, qu’elles la fassent valoir, qu’elles prennent l’initiative qu’exige la situation de mobilisation de dizaines de milliers de hospitaliers. Les hospitaliers répondraient massivement car ils sont déjà mobilisés depuis des mois. Les conditions seraient réunies pour faire reculer le gouvernement.

    Nous le répétons, les moyens existent. Il suffit de faire le choix de réquisitionner une petite partie des centaines de milliards que Macron a distribué aux patrons, les milliards utilisés pour les budgets de l’armée ; ou de réquisitionner les profits gigantesques du CAC 40 de plus de 140 milliards. Tout cela pose la nécessité d’un gouvernement sans Macron ni patrons, d’un gouvernement de rupture.

    Une chose est certaine : l’unité, la mobilisation des travailleurs et de leurs organisations sur leur propre terrain est la condition pour arracher les revendications. Le POID soumet ces propositions à la discussion des hospitaliers.

Hôpitaux: Tout le monde annonce une catastrophe pour l’été… …et pourtant l’empêcher serait possible !

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Chaque jour, la liste des services d’urgences « en crise » s’allonge.

Cent trente services d’urgences (environ un sur six) seraient déjà contraints, aujourd’hui, à une fermeture partielle ou totale. Combien cet été ?

Des médecins urgentistes alertent :

• « Il va y avoir des morts. Toutes les études montrent que plus les urgences sont embouteillées, plus on augmente la mortalité. On s’attend à avoir plus de 30 % de lits fermés pendant
les vacances » (Frédéric Adnet, chef du service des urgences de l’hôpital Avicenne,
en Seine-Saint-Denis).

• « Les urgences sont un symptôme de l’effondrement de l’hôpital public » (Matthieu Lacroix, médecin urgentiste à Orléans, dans le Loiret).

Mêmes les patrons des hôpitaux

(qui ont une certaine responsabilité dans cette situation)

tirent la sonnette d’alarme :

• « Le pire est à craindre pour cet été »
(Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France).

• « La situation est très sévère. Ce que disent les équipes dans les hôpitaux n’est pas surjoué » (Martin Hirsh, directeur général de l’AP-HP).

De toutes parts, on nous met en garde contre la catastrophe annoncée. Pourtant l’empêcher serait possible, l’empêcher est possible, mais cela exige de prendre les décisions qui s’imposent et qui passent par la rupture avec le système actuel, c’est-à-dire :

• L’embauche massive et immédiate de dizaines de milliers de personnels, avec un salaire attractif.

• La réouverture de tous les lits et services fermés permettant un véritable accès aux soins pour tous.

Témoignages de personnels du CHU de Rennes.

 

Témoignage de Philippe,  syndicaliste du CHU Rennes

L’été s’est passé comme tu peux t’en douter. Davantage d’efforts sont demandés aux salariés puisqu’il faut s’auto-remplacer en cette saison déjà difficile, et si l’on ajoute les recrutements avant l’été qui n’étaient pas pourvus…C’est alors douloureux pour le Personnel.

L’administration invoquait aux O.S juste avant les départs en vacances d’été, qu’environ, 35 postes AS et autant de postes en IDE n’étaient pas pourvus. Mais des mutations sont pourtant refusées …Alors que doit-on comprendre dans ce double discours ?

Aujourd’hui, de nouvelles réorganisations de travail viennent se présenter aux instances de septembre, avec leurs flots incessants de recherches d’économies sur la masse salariale que l’on connaît trop bien. 

Les nouveaux plannings qui en découlent et donc, les cycles de travail  (Qui ne respectent pas la réglementation pour dépasser les 12 semaines maximum autorisées par la réglementation) sont encore plus contraints, car plus de possibilités pour les administrations, de faire autrement sans les effectifs nécessaires face à la lourdeur de la tâche dans ces conditions de travail. Une mutualisation se met en place en néphrologie, dermatologie et maladie infectieuses (Claude BERNARD). Qui dit mutualisations, dit diminutions de quotas d’effectifs. (Fermetures de lits ? nous le pensons aussi)

 Des plannings de plus de 50h / semaine émargent également sur les documents de l’administration. On nous répondra que les congés du Personnel ne sont pas posés ce qui fait que les agents ne travailleront pas 50h.  Mais on sait très bien que le moindre arrêt de travail non remplacé, fera que les 50h seront atteints. (Attesté par certains salariés) 

 

Témoignage de Lionel salarié du CHU de Rennes (par téléphone)

Concernant la vaccination, tous les salariés ont reçu un courrier de la direction annonçant qu’ils devront envoyer leur QR code à la DRH. Rien de plus pour l’instant. Mais dans mon service l’encadrement fait pression sur deux CDD pour qu’ils se vaccinent sous peine de fin de contrat.

 

Courrier d’un infirmier du CHGR à Rennes

 

Concernant la situation à l’hôpital, dans mon établissement, au CHGR, l’été a été compliqué au niveau effectif soignants. Il n’y a jamais eu autant d’arrêts maladies l’été. La direction qui a mis en place le système” hublo” (application d’auto remplacement des personnels qui sur la base du  volontariat travaillent sur un jour de congé ou RTT et sont payés en heures sup) a été beaucoup utilisé mais a été loin de régler le problème, ( beaucoup de missions n’ont pas été pourvues ).

Par conséquent, beaucoup d’unités de soins se sont retrouvées en sous effectifs engendrant des conditions de travail dégradées.

Au début de l’été, le rythme des admissions était important dû en partie à la crise sanitaire et aux conséquences des confinements surtout en secteur pédopsychiatrique.

Une unité (Brocéliande) avait dû fermer faute de médecins engendrant un déficit de  20  lits.

  Aussi, beaucoup de patients ayant des troubles psychiques se sont retrouvés aux urgences du CHU “embolisant ces services” (dixit  l’ARS)

De ce fait l’ARS a obligé le CHGR à ouvrir une unité d’urgence et d’orientation de 5 lits dans l’urgence et sans moyens humains. Pour couronner le tout la direction du CHGR a trouvé comme moyen de supprimer nos ASA (autorisations spéciales d’absences) syndicaux pour nous placer à travailler dans cette unité !!!

Pour la vaccination obligatoire, suite aux annonces du gouvernement, au 15 septembre, tous les soignants devront être vaccinés; nous avons reçu 2 lettres de la direction pour nous donner les modalités ainsi que les sanctions si nous ne nous y soumettons pas, c’est à dire après le 15 /09 une suspension sans salaires !

Je ne connais pas le nombre de soignants non vaccinés sur l’hôpital mais je connais déjà une infirmière qui va prendre un congé maladie puis un congé parental car elle refuse de se faire vacciner.

De plus nous devons justifier notre vaccination à la DRH de l’hôpital et non au service de la santé au travail au mépris du secret médical !!!

Voilà pour les infos

 

EDF : l’usine marémotrice de la Rance menacée par le plan Hercule

 

Tous les mardis, cet été, les agents EDF se mobilisent avec leurs syndicats (CGT, CFE-CGC, UNSA) pour défendre les emplois et leur outil de travail, contre la réduction des investissements EDF sur cette usine marémotrice (qui produit l’équivalent des besoins énergétiques de la ville de Rennes).

 

 

 

 

 

 

 

Sur le piquet de grève le secrétaire de la section CGT de l’usine nous répond (extraits) :

  • Pour quelles raisons êtes-vous en grève :

« Nous sommes en grève pour défendre l’usine, nous demandons plus de moyens humains et financiers pour maintenir l’usine en bon état. Nous sommes en grève de 85% depuis le 15 juin 2 , chaque mardi. Pour nous c’est un devoir d’alerte car le désinvestissement d’EDF dans ce barrage et les suppressions de poste constituent un danger pour nous et pour les capacités de production d’électricité (…) Le plan « Patrimoine », actuellement en cours, permet tout juste le maintien actuel des machines fonctionnelles et pas plus (Cf Photos : la rouille gagne certains endroits !) … Nos responsables attendent d’avoir 3 machines à l’arrêt pour débloquer des fonds ! …

« Sur le barrage, en quatre ans, il y a eu 17 postes supprimés A la maintenance, il y a 5 ans, nous étions 30, maintenant nous sommes 22. Pour que l’usine tourne la maintenance est sous-traitée et la rouille se développe partout (voir les photos)

  • A l’exploitation nous sommes 12. nous allons être 11 suite à une mutation prochaine , alors que 2 collèges sont en arrêt/ Les 3 ne seront pas remplacés. Nous devrons faire à 9 le travail de 12. »
  • Est ce un mouvement local ou national ?

« Il s’agit d’un mouvement local, mais le désinvestissement d’EDF du Barrage de la Rance fait partie du plan de privatisation/démantèlement (*) réclamé par l’Union Européenne . La fin de concession du barrage est en 2043 mais le plan de financement actuel (insuffisant !) ne va que jusque 2026.”

  • Quelles sont vos revendications ? Nous réclamons :
  • plus de moyens, pour maintenir notre outil de travail et améliorer la production d’électricité verte
  • remplacement des 17 emplois perdus, au fils de départs non remplacés
  • Internaliser la maintenance des 24 turbines (L’usine est unique, seuls les agents EDF peuvent assurer une maintenance de qualité et durable )
  • revalorisation de nos Pour la pénibilité, nous voulons l’égalité des droits/primes entre les agents qu’ils soient mécaniciens ou exploitants

L’abandon annoncé du plan Hercule est un recul de la direction et du Gouvernement Macron, cela nous met en meilleure position mais ça ne suffira pas pour changer la politique d’EDF qui est de laisser se dégrader l’usine marémotrice de la Rance, de réduire les emplois et développer la sous-traitance. Nous allons continuer à nous mobiliser pour défendre notre outil de travail.

 

Correspondants 35

Contact jean-luc SICRE, 06 79 95 51 78