Des milliers ont manifesté ce 15 mai à Paris

Sur mandat du bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique, j’ai conduit une délégation à la manifestation « interdite » par Macron et Darmanin en soutien au peuple palestinien ce samedi 15 mai à Paris dans l’après-midi.

Nous y avons vu plusieurs cortèges coupés les uns des autres par le dispositif policier, composés majoritairement de jeunes manifestants venus pacifiquement exprimer leur colère contre le sort réservé au peuple palestinien.

Nous avons entendu leurs mots d’ordre : « Palestine libre ! », « Israël assassin, Macron complice ! », ou encore « Israël casse-toi, Gaza n’est pas à toi ! »

Autant de mots d’ordre dépourvus de haine raciste ou antisémite.
Autant de mots d’ordre qui ne font qu’exprimer la réalité telle que la vivent des millions de palestiniens.
Autant de mots d’ordre que partagent, ceux qui, de par le monde, soutiennent le combat pour la justice, l’égalité et pour les droits de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes.

Où étaient les provocations à la haine dans ces manifestations ? Nulle part.

Où étaient les risques de violence ? Nulle part, hormis dans le dispositif policier chargeant ces tout jeunes manifestants pacifiques et usant de gaz lacrymogène à leur encontre.

C’est bien pour des raisons politiques que Macron et Darmanin ont voulu interdire ces manifestations.

Chacun le comprend : si les « grands partis » et les « grandes organisations » se réclamant du mouvement ouvrier démocratique avaient pris leurs responsabilités ce 15 mai, c’est par dizaines de milliers et davantage que les manifestants auraient répondu à leur appel.

Il reste que des milliers de jeunes (et quelques organisations dont le POID) ont pacifiquement mis en échec cette nouvelle tentative du gouvernement d’étouffer les libertés.

  • Arrêt immédiat de la répression contre les Palestiniens !

  • Halte aux bombardements contre Gaza !

  • Arrêt des expulsions à Cheikh Jarrah !

  • Liberté pour le peuple palestinien !

  • Droit au retour pour tous les réfugiés ! Daniel Gluckstein, secrétaire national du POID

POID 67 avenue Faidherbe 93 100 Montreuil poidemocratique@orange.fr

Montreuil, le 15 mai 2021, 16h30

POID 15 mai 2021

Non à la privatisation de l’EHpad de Bourg des Comptes ! Soutien à la grève des salariées !

Le POID apporte son soutien aux salariées de l’EHPAD de Bourg des Comptes et à leurs organisations syndicales, qui vont faire grève à nouveau mardi 11 mai pour défendre leur statut, leurs conditions de travail et la qualité de la prise en charge des résidents.

Les salariées de l’EHPAD « les Rondines » à Bourg des Comptes doivent en effet affronter depuis plusieurs mois, une opération visant à privatiser l’EHPAD qui est un EHPAD communal. Cette opération est menée conjointement par la majorité municipale, l’Agence Régionale de Santé et la majorité PS-PC du Conseil Départemental.

La privatisation des services publics, c’est la politique de Macron, donc de l’ARS. Mais force est de constater que cette politique est relayée par la majorité du Conseil Départemental en la personne de la vice-présidente chargée des solidarités et de tous les élus qui se taisent sur cette honteuse tentative de privatisation.

La situation pandémique, le nombre grandissant de personnes âgées dépendantes nécessitent de développer le service public de l’accueil des personnes âgées. Tout le monde souligne la difficulté de recruter des personnels qualifiés dans ce secteur aux conditions de travail reconnues difficiles. Tout le monde souligne le retard de la France au niveau du « ratio »de personnel soignant par résident, par rapport à des pays comparables.

Comment comprendre dès lors cet acharnement à vouloir privatiser cet EHPAD, alors qu’on sait que la privatisation s’accompagnera inévitablement d’une recherche de rentabilité accrue au détriment des effectifs et conditions de travail et des résidents.

Plus que jamais l’heure est à l’union de la population, de toutes celles et ceux qui sont attachés aux services publics, avec les salariées et leurs organisations syndicales pour bloquer définitivement cette tentative de privatisation.

Fédération d’Ille et Vilaine du POID Adresse mail : 35poid@gmail.com http://poid-35.fr/

communiqué ehpad bourg des comptes 7 mai 2021

Grève et manifestation pour défendre l’EHPAD communal de Bourg des Comptes contre la privatisation

 

Fait sans précédent, près d’une centaine de manifestants ont parcouru les rues de Bourg des Comptes, commune de 3200 habitants au sud de Rennes, le mardi 11 mai. Partant de l’EPAHD les Rondines pour rejoindre la mairie ou le maire recevait une délégation des salariées de l’EPADH.

Derrière les salariées de l’EPADH, massivement en grève (la totalité des titulaires) il y avait la population mobilisée par le comité de soutien et des délégations syndicales CGT, FO, FSU et SUD.

Les mots d’ordres des manifestants sont sans ambiguïté : « la privatisation il n’en est pas question », « non à la privatisation de l’EPAHD les Rondines »

La tentative de privatisation est menée de concert par l’ARS, le Conseil départemental (union de la gauche) et le maire de la commune.

Dans le rassemblement un retraité CGT dira « il y a des vagues de départs des directeurs d’EPADH qui doivent sans arrêt répondre aux injonctions de l’ARS pour réduire les dépenses

Paroles de grévistes et de manifestantes :

« On continue la bataille, notre décision est prise, le maire a dit qu’il avait des pistes mais nous on veut garder l’EPAHD tel qu’il est »

« L’ARS et le département sont venus en voiture avec chauffeur, nous demander si nous avions des questions à poser, mais nous on ne fera pas de demande de détachement, on est toutes d’accord »

« On change de directrice tous les ans, la directrice actuelle vient d’annoncer qu’elle s’en va, elle était monopolisée par la privatisation »

« Aujourd’hui c’est l’EPAHD, demain la cantine scolaire, déjà l’entretien des jardins est sous-traité » « Le service public c’est l’ADN de la commune »
« C’est une maison chaleureuse, on veut garder ça »

Les manifestants ont trouvé la petite salle derrière la mairie où avait lieu la rencontre entre le maire et la délégation. Sortant de la salle à la demande des manifestants, le maire a dit que « puisque les salariées ne le voulaient pas, il n’y aurait pas de transfert à la fondation Partage et Vie, qu’il rechercherait en concertation avec les représentants des salariés une autre solution. »

Il ne s’est pas engagé à maintenir l’EHPAD public.

 

 

 

Grève à l’EHPAD de Bourg des Comptes

 

 

Depuis plusieurs mois les professionnels du spectacle, dont de nombreux intermittents et précaires s’organisent et manifestent pour exiger la réouverture des lieux de culture, fermés depuis novembre au prétexte de la crise sanitaire, afin d’exercer leur métier. Ils demandent aussi une indemnisation chômage adaptée. Deux manifestations ont déjà eu lieu à Rennes, rassemblant chaque fois plusieurs centaines de personnes.

La parole à Marie, membre de la Coordination des intermittents et précaires (CIP) de Bretagne, présente sur ces manifestations :

« Le choix du gouvernement de fermer tous les lieux de culture, les théâtres accroît non seulement les difficultés des intermittents mais met en danger des centaines de professionnels et de structures du spectacle. Si on ne joue pas, on n’est pas payé et en plus cela met remet en cause notre indemnisation chômage.

En effet, pour un intermittent, il faut avoir travaillé 507 heures tous les ans pour être indemnisé. Alors, certes, le gouvernement a décidé d’une année blanche qui garantit le droit à l’indemnisation jusqu’en août 2021. Mais comme nous ne pouvons pas travailler, donc pas capitaliser les heures, que va-t-il se passer après ? Nous risquons de perdre nos droits.

Nous revendiquons donc la réouverture des lieux de culture, des théâtres… Nous ne nions pas la pandémie, mais ce ne sont pas des lieux de contamination. Nous voulons travailler. Nous demandons également une indemnisation du chômage adaptée pour les salariés qui subissent une pratique discontinue de l’emploi. Au contraire, le gouvernement propose une réforme de l’assurance chômage qui est une véritable agression et qui va priver encore plus de précaires de leurs droits sociaux.

Je pense qu’il faut s’unir, rejoindre les collectifs qui se mobilisent. Il faut aussi retrouver le sens du collectif. Nous sommes des travailleurs et notre combat s’inscrit dans la lutte pour le progrès social, le maintien du service public et pour la défense des libertés. L’argent il y en a. Convergence et unité, c’est ce qu’il faut aujourd’hui ».

interview Marie (CIP)

Depuis plusieurs mois les professionnels du spectacle, dont de nombreux intermittents et précaires s’organisent et manifestent pour exiger la réouverture des lieux de culture, fermés depuis novembre au prétexte de la crise sanitaire, afin d’exercer leur métier. Ils demandent aussi une indemnisation chômage adaptée. Deux manifestations ont déjà eu lieu à Rennes, rassemblant chaque fois plusieurs centaines de personnes.

La parole à Marie, membre de la Coordination des intermittents et précaires (CIP) de Bretagne, présente sur ces manifestations :

« Le choix du gouvernement de fermer tous les lieux de culture, les théâtres accroît non seulement les difficultés des intermittents mais met en danger des centaines de professionnels et de structures du spectacle. Si on ne joue pas, on n’est pas payé et en plus cela met remet en cause notre indemnisation chômage.

En effet, pour un intermittent, il faut avoir travaillé 507 heures tous les ans pour être indemnisé. Alors, certes, le gouvernement a décidé d’une année blanche qui garantit le droit à l’indemnisation jusqu’en août 2021. Mais comme nous ne pouvons pas travailler, donc pas capitaliser les heures, que va-t-il se passer après ? Nous risquons de perdre nos droits.

Nous revendiquons donc la réouverture des lieux de culture, des théâtres… Nous ne nions pas la pandémie, mais ce ne sont pas des lieux de contamination. Nous voulons travailler. Nous demandons également une indemnisation du chômage adaptée pour les salariés qui subissent une pratique discontinue de l’emploi. Au contraire, le gouvernement propose une réforme de l’assurance chômage qui est une véritable agression et qui va priver encore plus de précaires de leurs droits sociaux.

Je pense qu’il faut s’unir, rejoindre les collectifs qui se mobilisent. Il faut aussi retrouver le sens du collectif. Nous sommes des travailleurs et notre combat s’inscrit dans la lutte pour le progrès social, le maintien du service public et pour la défense des libertés. L’argent il y en a. Convergence et unité, c’est ce qu’il faut aujourd’hui ».